– Aude LEREU – Institut Fresnel, CNRS, Présidente du jury
– Patricia SEGONDS – Institut Néel, Université Grenoble Alpes, Rapporteure
– Jean-François ROUSSEL – Département de Physique ONERA, Toulouse, Rapporteur
– Laurent LAMAIGNÈRE – Département Lasers de puissance CEA Cesta, examinateur
– Julien NILLON – Amplitude Laser, Pessac, invité
– Laurent GALLAIS – Institut Fresnel, Centrale Méditerranée, Directeur de thèse
– Frank WAGNER – Institut Fresnel, Aix-Marseille Université, Co-directeur de thèse
Résumé : Au cours des dernières décennies, les sources laser impulsionnelles ont connu une forte montée en puissance, en fréquence de répétition et en durée d’exploitation. Dans le domaine UV sub-picoseconde, cette évolution soulève des enjeux croissants de fiabilité des composants optiques, exposés à un phénomène de contamination induite par laser: la formation de dépôts en surface susceptibles de dégrader la transmission, le front d’onde et la qualité du faisceau. Cette thèse porte sur l’analyse expérimentale et la modélisation de ce phénomène à 343 nm, ainsi que sur ses conséquences sur la propagation du faisceau. Un banc expérimental dédié a été développé pour reproduire et caractériser la croissance des dépôts. Un modèle phénoménologique de croissance a ensuite été proposé, suivi d’un modèle numérique de propagation permettant de relier la topographie des dépôts aux dégradations observées. Enfin, une méthode de mesure originale de caractérisation du dépôt.
Ces travaux apportent de nouveaux éléments de compréhension sur la contamination induite par laser en régime UV sub-picoseconde et ouvrent des perspectives pour le suivi in situ, le contrôle environnemental et les stratégies de mitigation.
