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IntroductionLes technologies liées à
l'imagerie satellite étant en plein
essor, la quantité d'images satellites
disponibles ne cessant de croître, et l'observation
de la planète, en vue de sa préservation
ou de la surveillance du territoire, étant des sujets d'actualité,
beaucoup de problématiques sont aujourd'hui liées à la détection
de changements.
Positionnement du problème
Le problème de la détection de
changement peut se décomposer en
deux points distincts: en effet, la plupart des techniques de
détection de changement sont basées sur une approche en deux
temps. Elles combinent à la fois des techniques d'extraction
(caractérisation) de changements, c'est-à-dire des techniques
permettant de mettre en exergue (révéler) les changements survenus
entre les différentes observations, et dans un second temps, des
méthodes permettant de segmenter (classer, identifier) les zones
de changement et de non-changement.
Le premier point important est donc la génération de données
révélatrices des changements apparus entre les différentes
observations. Ces données peuvent être, par exemple, une ou
plusieurs images dans lesquelles les changements sont plus
facilement identifiables que dans les images originales. Dans ce
domaine, un nombre relativement important de méthodes existent
mais la plupart d'entre-elles ont été développées pour
des capteurs optique ou infra-rouge. Il est cependant clair que
les limites intrinsèques de ces capteurs, notamment leur
dépendance aux conditions météorologiques, sont particulièrement
contraignantes et pas forcément très réalistes dans un cadre
opérationnel. C'est par exemple le cas de l'application de
cartographie des dommages causés par une catastrophe naturelle majeure
(éruption, inondation...), en période de gestion de crise
(organisation des secours sur le terrain).
Il apparaît clairement que l'information purement radiométrique est inadaptée car trop sensible aux conditions d'acquisition et des méthodes basées sur les caractéristiques statistiques des images semblent plus adéquates. Pour tenter de résoudre ce problème, nous proposons donc de tester et d'évaluer plusieurs solutions qui reposent sur de nouveaux modèles basés sur les modèles Markoviens. Les technologies liées à l'imagerie satellite étant en plein essor, la quantité d'images satellites disponibles ne cessant de croître, et l'observation de la planète, en vue de sa préservation ou de la surveillance du territoire, étant des sujets d'actualité, beaucoup de problématiques sont aujourd'hui liées à la détection de changements. La détection de changements correspond à la caractérisation et à la localisation de zones ayant évoluées entre deux observations (ou plus) d'une même scène. Cette évolution peut être naturelle et par exemple correspondre à la croissance de la végétation, à une éruption volcanique, ou à une inondation, ou elle peut être liée à l'activité humaine comme dans le cas d'une catastrophe pétrolière. Avant tout traitement, les images observées doivent correspondre, de la façon la plus précise possible, à la même scène. Il faut donc pouvoir corriger les défauts liés aux différentes prises de vue: différence entre les types de capteurs utilisés (imagerie optique, infra-rouge, SAR), différence entre les conditions d'observations (angle d'observation, trajectoire montante/descendante, conditions d'éclairement, conditions climatiques, ...), et s'assurer que les images traitées correspondent bien à la même scène observée (recalage d'image). Tout ceci nous amène à effectuer plusieurs pré-traitements avant de pouvoir tenter de détecter un quelconque changement. |